À l'origine du style basco-landais
Né dans l’entre-deux-guerres, le style basco-landais est une déclinaison du courant régionaliste néo-basque. Il s’agit d’un mouvement identitaire aux expressions vernaculaires, c’est-à-dire que les constructions sont conçues en harmonie avec leur environnement, en fonction de la situation géographique, de la culture et des habitants d’un lieu. Le style se distingue par l’introduction de nouveaux matériaux comme le béton armé, une place importante donnée aux pierres apparentes, la multiplication des ouvertures vers l’extérieur et l’expérimentation de nouveaux choix chromatiques. C’est à cette époque qu’est bâtie la station balnéaire d’Hossegor.
L'influence des architectes de l'âge d'or du courant basco-landais
Dès 1923, la création et le développement de la cité-parc d’Hossegor stimulent la créativité des architectes régionaux, Claude-Henri Godbarge, Louis et Benjamin Gomez, Louis Lagrange, Robert Maurice, Jean-Albert Pomade, Jean-Baptiste Prunetti, Henri Tison et bien d’autres encore, qui expriment tout leur talent en inventant la forme architecturale que l’on connaît aujourd’hui en conciliant un style régional marqué à une création moderne. Loin de l’éclectisme architectural effréné qui caractérise les stations balnéaires, Hossegor se distingue par cette singularité.
Réalisée en 1928 par les frères Gomez, la place des Landais et son esplanade piétonne déclinaient ainsi toutes les ressources du style basco-landais. Elles présentaient un lotissement à l’architecture appelée villas en bande, ce sont des villas construites en continu et qui ne dévoilent que leurs façades. Chaque maison diffère de sa voisine mais toutes sont construites dans une même unité d’expression. Mélange d’influence régionaliste et d’Art déco, la maison basco-landaise signe l’identité de la cité.
Au cœur de la promenade d’un kilomètre en front de mer, un travail minutieux avait été apporté au niveau de la place des Landais qui proposait des bancs, pergolas et un sol au calepinage finement dessiné. En définitive, l’œuvre des frères Gomez a marqué une nouvelle ère dans le mouvement basco-landais grâce à leurs personnalités complémentaires, l’un constructeur et l’autre décorateur. Elle est identifiable par la prédominance d’un mobilier urbain au sein d’une décoration régionaliste des façades des villas, des sols et des ornements.